jeudi, avril 18, 2024
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Date confirmée pour la batterie à semi-conducteurs de Toyota, qui promet une autonomie de 1 500 km

La course à l'électrification comporte un élément important qui fera toute la différence : les batteries à l'état solide changeront la façon dont nous utilisons les véhicules électriques, et Toyota prévoit déjà leur arrivée pour 2027 ou 2028.

À l’ère de l’électrification du transport routier, les constructeurs accélèrent leurs plans pour équiper leurs gammes de véhicules de la technologie qui leur permettra d’atteindre leurs objectifs pour la prochaine décennie. 2035 est plus proche qu’il n’y paraît et, à partir de cette date, les véhicules à combustion seront oubliés.

Outre la lutte acharnée dans chaque segment avec de nouveaux modèles plus performants, il existe un autre “combat” ou une autre course tout aussi importante, si ce n’est plus : les batteries.

Il est clair que la future génération de batteries pour véhicules électriques sera à électrolyte solide, et non liquide comme les batteries lithium-ion actuelles.

Ces batteries à électrolyte solide sont le grand espoir de l’industrie pour une densité énergétique plus élevée, une charge plus rapide et plus sûre et, surtout, une plus grande autonomie électrique sans avoir besoin de packs plus importants.

Les grandes marques marquent déjà leur calendrier pour l’arrivée des nouvelles batteries à électrolyte solide. SAIC, le plus grand constructeur automobile chinois, devrait être le premier à proposer des batteries à l’état solide d’ici à 2025. Nissan et BMW ont déjà fait des déclarations à ce sujet, et la dernière marque en date est Toyota.
Les batteries à l’état solide, le grand espoir des constructeurs pour plus de performance

La batterie à semi-conducteurs de Toyota, qui promet une autonomie de 1 500 km
La nouvelle batterie à l’état solide de Toyota pour 2027

Le constructeur japonais, lors d’une de ses dernières réunions d’information dans la préfecture de Shizuoka, a dévoilé ces plans pour sa future batterie à électrolyte solide, selon le journal Nikkei. L’échéance est fixée à 2027 ou 2028.

Pour y parvenir, l’entreprise semble avoir surmonté l’un des plus grands défis de cette chimie des batteries : sa courte durée de vie. Une fois le projet achevé, le défi de Toyota consiste maintenant à mettre au point une chaîne de production de masse.

La tâche ne sera pas aisée dans un premier temps, car l’un des principaux obstacles à la commercialisation des batteries à l’état solide sera leur coût.

Selon l’Agence japonaise pour la science et la technologie, le coût des batteries à semi-conducteurs est actuellement estimé entre 430 et 2 500 dollars par kWh, soit quatre à 25 fois le coût des batteries au lithium actuelles.

Les premières batteries de ce type apparaîtront dans les modèles haut de gamme, dans les véhicules premium, comme il est d’usage dans les nouvelles technologies, puis descendront progressivement dans le segment jusqu’à ce que la capacité de production augmente et que les coûts diminuent.

Toyota n’oublie pas non plus les batteries lithium-ion : la prochaine génération de cette technologie permettra une autonomie d’environ 1 000 km et une recharge en 20 minutes seulement.
Les véhicules électriques de Toyota sont déjà une réalité et l’entreprise travaille sur une nouvelle génération de batteries.

La batterie à semi-conducteurs de Toyota, qui promet une autonomie de 1 500 km

Les avantages des batteries à semi-conducteurs

Cette nouvelle génération de batteries promet, d’une part, des autonomies beaucoup plus importantes que les batteries au lithium, sans devoir recourir à des tailles plus grandes (ce qui a aussi un impact sur le poids) : dans les futurs véhicules électriques Toyota, par exemple, elles pourraient atteindre jusqu’à 1 500 kilomètres avec une seule charge.

Elles permettront également une recharge ultrarapide beaucoup plus sûre, sans incidence sur la durabilité, car l’absence d’électrolytes liquides inflammables réduit le risque de fuite, d’explosion ou d’incendie.

En bref, une densité énergétique plus élevée, la nécessité de moins de matériaux pour les fabriquer, et donc des coûts encore plus bas lorsque les économies d’échelle le permettent. Les dernières recherches portent déjà sur une solution d’électrolyte solide à base de soufre et de silicium, qui permettrait d’obtenir des batteries plus légères, moins chères, à charge plus rapide et à haute capacité de stockage.

D’autres avancées font état d’une nouvelle méthode de pressage, qui permet d’obtenir un électrolyte solide plus uniforme, ce qui améliore la stabilité, les performances et donc l’efficacité et la fiabilité.

Pascal Dalibard
Pascal Dalibardhttps://appel-aura-ecologie.fr
Pascal est un passionné de technologie qui s'intéresse de près aux dernières innovations dans le domaine de la téléphonie mobile et des gadgets. Il est convaincu que la technologie peut changer le monde de manière positive, mais il est également soucieux de l'impact environnemental de ces produits.

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