5 façons simples de vous connecter à la nature et d’aimer la terre

Nous ne devons pas considérer comme acquis tout ce que la nature a à offrir. Se reconnecter avec la terre, mettre les pieds sur terre, nous aidera à connaître et à respecter un peu plus notre planète.

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La terre nous équilibre, nous connecte avec notre côté plus corporel et émotionnel, pas si mental.

“Mettre les pieds sur terre” ou s’occuper de questions “terrestres” sont des expressions qui reflètent la manière dont le contact avec la terre nous rapproche du palpable, d’une réalité plus simple et plus primaire. “L’humilité”, en même temps, vient de l’humus, le sol vivant.

Dans la nature, devant l’immensité et l’ancienneté du paysage, nous percevons que nous ne sommes qu’un parmi les milliards d’êtres qui ont vécu, vivent et vivront sur la planète. Nous cessons d’être si égocentriques, si concentrés sur nos problèmes…..

La nature nous donne également la mesure de ce qui est trop et de ce qui est trop peu. Elle est généreuse mais pas illimitée. Le fait de ne pas voir d’où viennent la nourriture et les ressources telles que l’eau nous amène à les considérer comme acquises et à les gaspiller. Comment pouvons-nous nous reconnecter avec la terre afin de ne pas considérer ces ressources comme acquises ? Dans cet article, nous vous donnons quelques idées.
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Pourquoi se connecter à la nature

  • Et si, chaque fois que nous ouvrons le robinet, nous étions conscients que l’eau qui jaillit est aussi la nature ?
  • Et si nous voyions que chaque porte en bois d’une maison était autrefois un arbre vivant dans une forêt quelque part sur la planète ?
  • Et si, en mangeant, nous nous souvenions que chaque aliment a été une fois la vie et peut être à nouveau la vie ?

“Il y a assez dans le monde pour répondre aux besoins de chacun, mais pas assez pour répondre à l’avidité de chacun”, disait Gandhi.

Pour survivre, l’homme a inévitablement besoin que d’autres êtres vivants, plantes ou animaux, meurent.

Face à cette réalité accablante, certains optent pour le végétarisme : manger des légumes est considéré comme l’option la moins douloureuse puisque, dépourvus de système nerveux, ils ne souffrent pas.

Et si manger de la viande ou non est un choix personnel, on peut le faire en niant l’évidence des morts qu’elle entraîne ou à partir d’une attitude de respect et de gratitude envers ceux qui meurent pour que nous puissions continuer à vivre.

Des peuples comme les Peaux-Rouges vénéraient le frère bison qu’ils tuaient pour le manger, tandis que certains Esquimaux versent encore de l’eau fraîche dans la bouche du phoque pour se désaltérer après l’avoir chassé. De cette façon, ils se rachètent auprès de la nature pour avoir volé une de ses créatures.

La différence semble minime, mais elle peut changer radicalement la façon dont les animaux sont traités ou les cultures exploitées, et plaide en faveur d’une réduction de la consommation de viande et de la pollution pour des raisons de santé.

Connaître sa planète pour l’aimer

L’expérience directe avec la terre, sa connaissance profonde, est le meilleur antidote à l’oubli de qui nous sommes et d’où nous venons, et est au cœur de la conviction que lorsque l’on nuit à la nature, on se nuit à soi-même.

Les agriculteurs, les bergers, les artisans, les peuples indigènes, les randonneurs et les naturalistes montrent la voie : ils enseignent que ceux qui s’approchent de la nature et sont prêts à la connaître apprennent à l’aimer et à s’aimer eux-mêmes, et que de cet amour découle un respect qui rend la vie plus épanouissante.

Sur la planète bleue que les astronautes observent depuis l’espace, les frontières entre l’inerte et le vivant sont floues. Les montagnes, les rivières, la glace polaire, les dépôts minéraux… font tous partie du substrat d’où émerge la vie.

James Lovelock s’est demandé pourquoi l’azote et l’oxygène de l’atmosphère ne se dispersent pas dans le vide environnant comme ils le font sur Vénus ou Mars. Dans sa théorie Gaia, du nom de la déesse grecque de la terre, il compare la planète à un organisme vivant qui se régule et tend vers l’équilibre pour assurer sa survie.

Dans Gaia, ce n’est pas tant la vie qui s’adapte à l’environnement pour survivre, mais la vie elle-même qui influence l’environnement pour maintenir les conditions environnementales nécessaires pour y rester.

Peut-être qu’un jour les humains disparaîtront, mais tant qu’ils existeront, le destin de la terre sera le leur.

Il existe de nombreuses façons d’entrer en contact avec la terre et de se reconnecter ainsi avec la nature afin de respecter notre planète comme elle le mérite.

1. Faites de la méditation sur l’herbe

  • Allongez-vous sur le dos, les paumes des mains tournées vers le haut, dans une attitude réceptive. Remarquez comment votre corps s’alourdit et tombe vers le sol. Les brins d’herbe peuvent vous distraire ; acceptez leurs caresses.

    Détendez votre corps, de haut en bas, et remarquez comment il semble vouloir se fondre dans la terre. Les fluides qui le traversent deviennent calmes et réguliers, comme l’eau calme d’un lac.

  • Regardez le visage, la chaleur du soleil sur les paupières. C’est le feu qui nourrit la vie sur terre.
  • Contemplez aussi le souffle, sans le modifier. L’air entre froid et sort chaud. Vous le partagez avec des connaissances et des inconnus, avec des oiseaux et des plantes… avec l’univers entier.
  • A un moment donné, vous pouvez cesser de sentir votre corps. Vous cessez d’être mais vous êtes. Soyez à l’écoute de votre cœur : la nature bat avec lui.

2. Marcher dans la nature

  • Marcher conduit à observer, écouter, sentir… et aussi à être tout simplement. Connectez-vous avec le sol, l’air, le ciel, le son de l’eau, les animaux…..
  • Boire aux fontaines, se baigner dans les rivières ou cueillir les fruits de la forêt sont des façons d’utiliser la nature qui sont gratifiantes et qui, si elles sont faites avec respect, non seulement ne lui font pas de mal mais nous rapprochent d’elle et nous aident à la connaître.

3. Planter un arbre

  • Ashoka, l’empereur bouddhiste de l’Inde, encourageait ses citoyens à planter et à entretenir cinq arbres au cours de leur vie : un pour la médecine, un pour les fruits, un pour le bois de chauffage, un pour le bois d’œuvre et un pour les fleurs.
  • Qu’il s’agisse de cinq ou d’un seul arbre, planter des arbres est une façon de rendre hommage à une espèce fascinante qui nous fournit nourriture et oxygène, abri et mobilier, plaisir esthétique et agrément. Il peut s’agir d’un jardin, d’un verger urbain, de pots ou d’organisations qui encouragent la reforestation.

4. Faire cuire du pain à la maison

  • Faire du pain à la maison permet de choisir les ingrédients et de contrôler tout le processus de manipulation, ainsi que de retrouver le plaisir de la simplicité.
  • Vous pouvez choisir une farine obtenue à partir de graines de qualité et moulue dans un moulin en pierre, par exemple, et la pétrir lentement, en appréciant le travail puis le résultat.

5. Apprendre la poterie

  • Depuis des siècles, l’homme utilise les éléments de base fournis par la nature – argile, eau et feu – pour créer des ustensiles, des bijoux et des objets décoratifs.
  • La poterie est en relation directe avec la terre. S’immerger dans les formes, les couleurs et les textures de l’argile calme l’esprit et encourage la créativité, mais permet aussi de voir comment la terre peut prendre vie en travaillant avec nos mains.
Louise Lamothe
Louise Lamothe
Bibliophile et accro aux infos en tout genre, Louise aime partager ses découvertes aux travers de ses articles.

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