Les récits ont un pouvoir que souvent les chiffres n’ont pas. C’est ce que démontre la fiction climatique, un genre qui gagne en popularité face aux défis environnementaux. Solitaire Townsend, auteur et communicatrice, souligne que les histoires qui captivent ne parlent pas de systèmes, mais de personnages. Surtout quand on parle de durabilité, c’est l’humain qui doit primer.
Dans un podcast récent, Townsend évoque son roman ‘Godstorm’, un exemple de ‘cli-fi’ ou fiction climatique. Mais l’essentiel n’est pas son intrigue, c’est ce que la fiction lui a appris : le storytelling dépasse la transmission d’informations. Ce qui résonne, c’est l’expérience émotionnelle partagée par le lecteur à travers les personnages. Donc, la question reste : pourquoi cette approche est-elle si efficace ?
La puissance émotionnelle des récits
La clé réside dans l’émotion. Townsend explique que sans transformation, conflit ou espoir, une histoire n’est que des faits. C’est un principe que des auteurs comme Neal Stephenson et Kim Stanley Robinson maîtrisent—des histoires qui nous touchent, non pas grâce à leur précision scientifique, mais à cause des personnages auxquels nous nous attachons.
Un exemple marquant vient de la formation de professionnels de santé dans le Sud global. Bien qu’ils soient armés de données sur les impacts climatiques, comme l’asthme ou le stress thermique, rien ne captait l’attention. Jusqu’à ce qu’ils partagent des histoires personnelles de patients. Là, l’émotion a rendu les faits inoubliables.
Combler le fossé cœur-tête
La communication durable a souvent du mal à toucher le cœur. Trop souvent, elle se perd dans le jargon scientifique ou économique. Pour capter l’attention, il faut raconter des histoires humaines. Townsend rappelle que pour que la communication soit efficace, elle doit émouvoir. Sinon, on ne fait que présenter du contenu, et non un récit réellement engageant.
Mais attention, le storytelling ne suffit pas toujours. Le défi est de maintenir un équilibre—entre faits et émotions—pour éviter de tomber dans le sensationnalisme ou la désinformation. Il s’agit de toucher sans manipuler, d’informer sans ennuyer.
Questions fréquentes
- Pourquoi la fiction climatique est-elle efficace pour communiquer sur le climat?
- Elle met l’accent sur les personnages et les émotions, rendant les informations plus engageantes et mémorables.




