Les jours sont comptés pour les CSOs qui souhaitent donner leur avis sur les changements proposés au protocole GES pour le Scope 2. La question qui fait le plus débat : faut-il obliger les entreprises à aligner leurs achats d’énergie propre sur leur consommation horaire, et non annuelle, et ce, dans des périmètres de marché plus restreints ?
Depuis 25 ans, je travaille dans l’achat volontaire d’énergie propre. Il est crucial que les grands acheteurs d’énergie se concentrent sur des approvisionnements qui décarbonent l’ensemble du réseau, et pas seulement leurs propres bâtiments.
Les enjeux du changement proposé
La plupart des experts et utilisateurs d’énergie s’opposent au changement qui rendrait obligatoire l’appariement horaire et géographique. Pourquoi ? Parce que cela pourrait augmenter les tarifs d’énergie domestique de 26 %, faire grimper les prix de l’énergie propre pour les entreprises au point de décourager les achats volontaires, et, pire encore, faire monter les émissions de gaz à effet de serre au lieu de les réduire.
Une étude a révélé que supprimer les frontières de marché pour l’approvisionnement en énergie propre des entreprises pourrait permettre d’économiser 1,7 milliard de tonnes de CO2 en 15 ans et générer 85 milliards de dollars d’investissements dans les économies en développement.
Conserver les définitions actuelles
La première étape pour les CSOs est de s’opposer à tout changement dans les définitions et l’objectif de la méthode basée sur le marché (MBM). Les définitions actuelles des méthodes basées sur la localisation et le marché sont claires et ont soutenu les marchés de l’énergie propre pendant plus d’une décennie.
Le protocole GES avait vu juste en créant ces deux perspectives. En effet, les organisations ont souvent peu de marge de manœuvre pour changer l’électricité consommée par leurs installations, mais elles peuvent utiliser leur pouvoir d’achat pour soutenir des projets d’énergie propre ailleurs, souvent sur des réseaux plus polluants.
Questions fréquentes
- Pourquoi les changements proposés au Scope 2 sont-ils controversés?
- Ils pourraient augmenter les coûts de l’énergie et freiner l’achat volontaire d’énergie propre, tout en augmentant les émissions de GES.




