Vous en avez marre des intelligences artificielles qui, malgré leurs prouesses, oublient ce qu’elles ont appris dès qu’on leur enseigne quelque chose de nouveau ? Moi aussi ! Heureusement, les dernières découvertes sur le cerveau humain pourraient bien révolutionner tout ça.
Franchement, combien de fois ai-je pesté contre mon logiciel de reconnaissance vocale qui semble oublier comment prononcer mon nom dès que je lui apprends un nouveau mot ? Personnellement, j’ai toujours été fasciné par la manière dont notre cerveau apprend et s’adapte. Alors, quand j’ai découvert cette nouvelle étude des chercheurs de Princeton sur les “Legos cognitifs” du cerveau, j’ai su que j’étais sur une piste passionnante.
L’étude récente de l’Université de Princeton révèle que notre cerveau utilise des blocs modulaires “cognitifs” pour s’adapter rapidement à de nouvelles tâches. Selon cette étude publiée dans Nature, ces blocs sont comme des Legos que le cerveau assemble et réassemble pour créer de nouveaux comportements. Imaginez les applications potentielles en intelligence artificielle et médecine !
La flexibilité cognitive : un atout naturel du cerveau
Le cerveau humain a une capacité incroyable à s’adapter à des situations nouvelles et à intégrer rapidement de nouvelles informations. Prenez par exemple l’apprentissage d’un nouveau logiciel ou la découverte d’une nouvelle recette : nous y parvenons souvent avec aisance. En revanche, les systèmes d’intelligence artificielle peinent encore à s’adapter en temps réel et “à la volée”.
L’étude menée chez Princeton a mis en lumière une raison clé de cette différence : notre cerveau réutilise sans cesse les mêmes blocs cognitifs dans diverses situations. Ces blocs se combinent et se recombinent pour former de nouveaux schémas comportementaux. Comme l’explique Tim Buschman, directeur associé du Princeton Neuroscience Institute, cette capacité permet au cerveau d’être flexible et d’apprendre rapidement sans oublier les compétences précédemment acquises.
C’est là où l’intelligence artificielle traîne encore la patte. Si les modèles AI actuels peuvent atteindre des performances remarquables sur des tâches spécifiques, ils peinent à apprendre et à performer sur plusieurs tâches simultanément. En fait, leur difficulté réside principalement dans leur incapacité à assembler ces fameux “Legos cognitifs” comme le font nos cerveaux.
Compositionalité : la clé pour réutiliser nos compétences
Imaginez savoir réparer un vélo et utiliser ces connaissances pour apprendre à réparer une moto plus facilement. C’est ce qu’on appelle la compositionalité : construire une nouvelle compétence à partir d’autres plus simples déjà acquises lors d’expériences passées similaires.
Sina Tafazoli, chercheur postdoctoral au labo Buschman et principal auteur de cette étude fascinante, illustre cela avec l’exemple culinaire : si vous savez déjà cuire du pain, vous êtes capable de faire un gâteau sans repartir de zéro. Vous allez utiliser votre compétence existante — cuire au four — avec de nouvelles comme faire battre une pâte ou réaliser un glaçage.
Cela montre comment notre cerveau est capable non seulement d’acquérir mais aussi de recombiner ses compétences pour produire quelque chose totalement différent. Cette flexibilité pourrait transformer la façon dont nous envisageons les apprentissages tant humains que technologiques.
Tester la flexibilité avec des tâches visuelles
Tafazoli a entraîné deux macaques rhésus mâles à exécuter trois tâches liées aux catégories visuelles tout en enregistrant l’activité cérébrale globale. Les animaux ont dû décider si chaque forme ressemblait davantage à un lapin ou à la lettre “T”, ou encore catégoriser sa couleur.
Les résultats ont révélé que le cortex préfrontal contenait plusieurs motifs récurrents d’activité neuronale qui fonctionnaient conjointement vers un objectif commun tel que distinguer les couleurs. Ces motifs sont qualifiés par Buschman comme étant les “Legos cognitifs” du cerveau capables d’être combinés pour produire divers comportements.
C’est fascinant car cela signifie que lorsque notre cerveau passe d’une tâche impliquant des formes à une autre concernant les couleurs (tout en utilisant des mouvements oculaires similaires), il active simplement différents blocs adaptés au besoin immédiat.
Mon verdict sans filtre
Franchement, c’est bluffant ! Cette recherche pourrait bien être le chaînon manquant entre notre compréhension actuelle du fonctionnement cérébral humain et l’évolution future des systèmes AI vers plus d’humanité dans leurs apprentissages. Mais surtout elle pourrait aussi influencer grandement le domaine médical notamment auprès de ceux souffrant pathologiquement d’une faible adaptabilité cognitive.
Et vous ? Vous foncez ou vous attendez ? Moi personnellement je signe des deux mains pour voir où cela nous mènera !




